Le module KYC vous aide à documenter l'identité d'un contact et à croiser son nom avec des listes officielles. C'est une aide à la décision : il vous montre où vous en êtes et ce qu'il reste à faire. Il ne bloque aucune étape de votre travail. En Suisse, c'est le notaire qui finalise la transaction.
Depuis la page KYC, ouvrez un nouveau dossier. Un assistant en trois étapes vous guide :
Le point de départ : repartez d'un contact existant, d'un import, ou préparez un lien à envoyer au contact pour qu'il dépose ses pièces lui-même.
Le contact concerné, acheteur ou vendeur.
Le niveau de vigilance : standard, qui suffit pour la majorité des transactions résidentielles, ou renforcée (origine des fonds, bénéficiaires effectifs, arrière-plan économique). C'est aussi ici que vous précisez s'il s'agit d'une personne physique ou morale.
À la création, le dossier reçoit cinq contrôles : pièce d'identité, justificatif de domicile, screening PEP, listes de sanctions et source des fonds.
Le bouton « Re-screener » interroge un service de listes (PEP et sanctions OFAC, SECO, ONU, Union européenne) à partir du nom du contact. Le résultat met à jour deux statuts : le statut PEP et le statut sanctions (« Aucune correspondance », ou « Correspondance »), ainsi qu'un niveau de risque (faible, modéré, élevé) calculé à partir de plusieurs facteurs.
Une analyse contextuelle assistée par IA peut accompagner le screening. C'est une estimation complémentaire, jamais une décision : si elle n'est pas disponible, le screening factuel continue normalement.
Une correspondance ne veut pas dire que votre client est sanctionné. Les noms se ressemblent souvent : il s'agit le plus souvent d'un homonyme.
Le dossier affiche alors un encart « examen requis ». Vous tranchez vous-même, avec une justification écrite, parmi : faux positif (le résultat ne correspond pas à votre client), vrai match (la personne concernée, ce qui appelle une déclaration au MROS), escaladé (renvoyé à la compliance), ou en attente d'éléments. Chaque décision est horodatée, conservée et inscrite au journal du dossier.
Le KYC est un assistant facultatif. Tant que les contrôles ne sont pas complétés, le dossier indique « Vérifications à compléter » et vous continuez à faire avancer le deal dans le pipeline. Le rappel reste recommandé avant la signature, sans rien verrouiller.
La seule garde porte sur la cohérence de l'attestation : le dossier ne se marque pas automatiquement « vérifié » tant qu'un hit n'a pas été examiné. Ce n'est pas un blocage du deal ; le pipeline avance indépendamment, et c'est vous qui décidez.
Le KYC documente et alerte ; il ne bloque aucune action.
Une correspondance est le plus souvent un homonyme : vous tranchez, avec une justification.
Aucun statut n'est validé automatiquement ; la décision reste humaine.
En Suisse, c'est le notaire qui finalise la transaction.